Marguerite

  • Marguerite de Navarre

      Portrait de Marguerite de Navarre (Jean Clouet vers 1530 )

       Marguerite de Valois, Marguerite d’Angoulême, Marguerite d’Orléans, Marguerite de Navarre (1492-1549) : la sœur aînée de François Ier, fille de Louise de Savoie et de Charles d’Orléans, marguerite des princesses, possède autant de noms que ses talents sont divers. Elle lit le latin et le grec, parle allemand, italien et espagnol. Dans les Cent nouvelles nouvelles, elle tient à fonder ses récits sur des faits réels, qu’elle dépouille pourtant de circonstances trop précises. Princesse éduquée et érudite, elle n’oublie pas la leçon des rhétoriqueurs - ni ce Roman de la Rose, dont son protégé à Nérac, Clément Marot, a publié une nouvelle édition – qui la ramène aux allégories du Moyen Age et à l’amour courtois. Amour courtois ? Femme du monde, elle subit l’influence de Boccace, chez qui l’amour courtois a cédé devant la galanterie élaborée, le bavardage et la gaillardise. Gaillardise ? Marguerite éprouve trop de sympathie secrète à l’égard de la Réforme pour ne pas être marquée par sa rigueur et sa pureté. On peut lire L’Heptaméron, symbole d’un marivaudage altier, et retenir que pour elle, la nouvelle est un fait divers abstrait. Une nouvelle à lire ? Peut-être la Continence d’une jeune fille contre l’opiniâtre poursuite amoureuse d’un des grands seigneurs de France, et l’heureux succès qu’en eut la demoiselle.

    Marguerite de Valois-Angoulême — Wikipédia (wikipedia.org)

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