Oraison funèbre

« Madame se meurt, Madame est morte » (Oraison funèbre d'Henriette d'Angleterre, Bossuet, 1670)

Henriette d' Angleterre

   L’oraison funèbre prononcée par Bossuet à la mort d’Henriette d’Angleterre (1670) est restée célèbre [1]. L’oraison funèbre est un genre littéraire fort ancien et strictement codifié où la louange doit effacer les ombres d’une vie pas forcément édifiante, ni exemplaire, ni intéressante. Bossuet est parvenu à faire du discours d’apparat une grande page d’histoire, tragédie ou drame exceptionnel, un témoignage émouvant – sur des êtres que l’orateur avait approchés de près – et sans doute, pour parler selon le style du temps, une oeuvre littéraire dont la simple grandeur touchait à ce sublime dont rêvait Boileau…

 


[1] Il prononça également celle de la reine Marie-Thérèse, épouse de Louis XIV, et du Grand Condé.

Généralités sur les oraisons funèbres

   Les Oraisons funèbres relèvent de la prédication et sont l’occasion pour « l’aigle de Meaux » de présenter dives sermons sur la vertu, la grâce, la sagesse, la piété ou la mort avec sa pièce la plus célèbre, Oraison funèbre d’Henriette d’Angleterre en 1670. 

    Leurs composition, toujours sur le même modèle, est rigoureuse : un double exorde comprend un avant-propos solennel en rapport avec les circonstances et une exposition des principaux traits de la vie du défunt ; un développement explique quel enseignement un chrétien peut tirer de cette vie exemplaire et rappelle que tout, sauf la piété, est vanité ; enfin, une péroraison invite les auditeurs à profiter des leçons d’une mort toujours exemplaire...  

   Ces Oraisons offrent des portraits psychologiques plus ou moins hagiographiques insérés dans l’Histoire. Mais l’artiste s’efface toujours derrière le prêtre.

    Avant lui, l’oraison funèbre est un genre mondain associant la louange hyperbolique à la rhétorique profane. Se refusant à flatter ouvertement le défunt et sa famille, Bossuet traite les oraisons funèbres comme des sermons visant à « instruire les vivants par l’exemple des morts. »

    On y trouve un reflet de cette mise en scène de la mort qui caractérise la Contre-réforme au 17e siècle ainsi que les derniers reflets de l’ostentation baroque.

   On peut relever l'utilisation rhétorique des périodes, longues phrases complexes faites pour entraîner et élever l'auditeur, par exemple dans cet extrait du Sermon sur la Mort : « Multipliez vos jours, comme les cerfs que la fable ou l'histoire de la nature fait vivre durant tant de siècles ; durez autant que ces grands chênes sous lesquels nos ancêtres se sont reposés et qui donneront encore de l'ombre à notre postérité ; entassez, dans cet espace qui paraît immense, honneurs, richesses, plaisirs : que vous profitera cet amas, puisque le dernier souffle de la mort, tout faible, tout languissant, abattra tout à coup cette vaine pompe avec la même facilité qu'un château de cartes, vain amusement des enfants ? »     

   Henriette, épouse de Monsieur, Philippe d’Orléans, frère de Louis XIV, dite Madame, mourut à vingt-six ans dans des circonstances mystérieuses. Bossuet prononça son oraison à la basilique Saint-Denis au cours d’une pompe funèbre exceptionnelle le 21 août 1670.

Extraits

   Oraison funèbre in extenso ici (BNF)

Extraits

   Monseigneur[1],

   « J'étais donc encore destiné à rendre ce devoir funèbre à très haute et très puissante princesse Henriette-Anne d'Angleterre, duchesse d’Orléans[2]. Elle, que j'avais vue si attentive pendant que je rendais le même devoir à la reine sa mère[3], devait être si tôt après le sujet d'un discours semblable, et ma triste voix était réservée à ce déplorable ministère. Ô vanité ! ô néant ! ô mortels ignorants de leurs destinées ! L'eût-elle cru, il y a dix mois ? Et vous, Messieurs, eussiez-vous pensé, pendant qu'elle versait tant de larmes en ce lieu, qu'elle dût si tôt vous y rassembler pour la pleurer elle-même ? Princesse, le digne objet de l'admiration de deux grands royaumes, n'était-ce pas assez que l'Angleterre pleurât votre absence, sans être encore réduite à pleurer votre mort ? Et la France, qui vous revit, avec tant de joie, environnée d'un nouvel éclat, n'avait-elle plus d'autres pompes et d'autres triomphes pour vous, au retour de ce voyage fameux, d'où vous aviez remporté tant de gloire et de si belles espérances[4] ?  Vanité des vanités, et tout est vanité ![5] C'est la seule parole qui me reste ; c'est la seule réflexion que me permet, dans un accident si étrange, une si juste et si sensible douleur. Aussi n'ai-je point parcouru les Livres sacrés pour y trouver quelque texte que je pusse appliquer à cette Princesse. J'ai pris, sans étude et sans choix, les premières paroles que me présente l'Ecclésiaste, où, quoique la vanité ait été si souvent nommée, elle ne l'est pas encore assez à mon gré pour le dessein que je me propose. Je veux dans un seul malheur déplorer toutes les calamités du genre humain, et dans une seule mort faire voir la mort et le néant de toutes les grandeurs humaines. Ce texte, qui convient à tous les états et à tous les événements de notre vie, par une raison particulière devient propre à mon lamentable sujet ; puisque jamais les vanités de la terre n'ont été si clairement découvertes, ni si hautement confondues. Non, après ce que nous venons de voir, la santé n'est qu'un nom, la vie n'est qu'un songe, la gloire n'est qu'une apparence, les grâces et les plaisirs ne sont qu'un dangereux amusement : tout est vain en nous, excepté le sincère aveu que nous faisons devant Dieu de nos vanités, et le jugement arrêté qui nous fait mépriser tout ce que nous sommes. [...]

   Considérez, Messieurs, ces grandes puissances que nous regardons de si bas. Pendant que nous tremblons sous leur main, Dieu les frappe pour nous avertir. Leur élévation en est la cause ; et il les épargne si peu, qu'il ne craint pas de les sacrifier à l'instruction du reste des hommes. Chrétiens, ne murmurez pas si Madame a été choisie pour nous donner une telle instruction. Il n'y a rien ici de rude pour elle, puisque, comme vous le verrez dans la suite, Dieu la sauve par le même coup qui nous instruit. Nous devrions être assez convaincus de notre néant ; mais s'il faut des coups de surprise à nos cœurs enchantés de l'amour du monde, celui-ci est assez grand et assez terrible. Ô nuit désastreuse ! ô nuit effroyable, où retentit tout à coup, comme un éclat de tonnerre, cette étonnante nouvelle : Madame se meurt ! Madame est morte ! Qui de nous ne se sentit frappé à ce coup, comme si quelque tragique accident avait désolé sa famille ? Au premier bruit d'un mal si étrange, on accourut à Saint-Cloud[6] de toutes parts ; on trouve tout consterné, excepté le cœur de cette princesse. Partout on entend des cris ; partout on voit la douleur et le désespoir, et l'image de la mort. Le Roi, la Reine, Monsieur, toute la Cour, tout le peuple, tout est abattu, tout est désespéré ; et il me semble que je vois l'accomplissement de cette parole du Prophète : Le Roi pleurera, le Prince sera désolé, et les mains tomberont au peuple de douleur et d’étonnement[7].

   Mais et les princes et les peuples gémissaient en vain ; en vain Monsieur, en vain le Roi même tenait Madame serrée par de si étroits embrassements. Alors ils pouvaient dire l'un et l'autre, avec saint Ambroise : Stringebam brachia, sed jam amiseram quam tenebam : Je serrais les bras, mais j'avais déjà perdu ce que je tenais[8]. La princesse leur échappait parmi des embrassements si tendres, et la mort plus puissante nous l'enlevait entre ces royales mains. Quoi donc ! elle devait périr si tôt ! Dans la plupart des hommes les changements se font peu à peu, et la mort les prépare ordinairement à son dernier coup. Madame cependant a passé du matin au soir, ainsi que l'herbe des champs. Le matin, elle fleurissait ; avec quelles grâces, vous le savez : le soir, nous la vîmes séchée ; et ces fortes expressions[9], par lesquelles l'Écriture sainte exagère[10]  l'inconstance des choses humaines, devaient être pour cette princesse si précises et si littérales ! [...]

   Mais en priant pour son âme, Chrétiens, songeons à nous-mêmes. Qu'attendons-nous pour nous convertir ? Quelle dureté est semblable à la nôtre si un accident si étrange, qui devrait nous pénétrer jusqu'au fond de l'âme, ne fait que nous étourdir pour quelques moments ? Attendons-nous que Dieu ressuscite des mots pour nous instruire ? Il n'est point nécessaire que les morts reviennent, ni que quelqu'un sorte du tombeau : ce qui entre aujourd'hui dans le tombeau doit suffire pour nous convertir. Car si nous savons nous connaître, nous confesserons, Chrétiens, que les vérités de l'éternité sont assez bien établies, nous n'avons rien que de faible à leur opposer ; c'est par passion, et non par raison, que nous osons les combattre. Si quelque chose les empêche de régner sur nous, ces saintes et salutaires vérités, c'est que le monde nous occupe ; c'est que les sens nous enchantent ; c'est que le présent nous entraîne. Faut-il un autre spectacle pour nous détromper et des sens et du présent et du monde ? La Providence divine pouvait-elle nous mettre en vue, ni de plus près ni plus fortement, la vanité des choses humaines ? et si nos cœurs s'endurcissent après un avertissement si sensible, que lui reste-t-il autre chose que de nous frapper nous-mêmes sans miséricorde ? Prévenons un coup si funeste ; et n'attendons pas toujours des miracles de la grâce. Il n'est rien de plus odieux à la souveraine puissance, que de la vouloir forcer par des exemples et de lui faire une loi de ses grâces et de ses faveurs. Qu'y a-t-il donc, Chrétiens, qui puisse nous empêcher de recevoir, sans différer, ses inspirations ? Quoi ! le charme de sentir est-il si fort que nous ne puissions rien prévoir ? Les adorateurs des grandeurs humaines seront-ils satisfaits de leur fortune, quand ils verront que dans un moment leur gloire passera à leur nom, leurs titres à leurs tombeaux, leurs biens à des ingrats, et leurs dignités peut-être à leurs envieux ? Que si nous sommes assurés qu'il viendra un dernier jour, où la mort nous forcera de confesser toutes nos erreurs, pourquoi ne pas mépriser par raison ce qu'il faudra un jour mépriser par force ? et quel est notre aveuglement si, toujours avançant vers notre fin et plutôt mourants que vivants, nous attendons les derniers soupirs pour prendre les sentiments que la seule pensée de la mort nous devrait inspirer à tous les moments de notre vie ? Commencez aujourd'hui à mépriser les faveurs du monde; et toutes les fois que vous serez dans ces lieux augustes, dans ces superbes palais à qui Madame donnait un éclat que vos yeux recherchent encore ;  toutes les fois que, regardant cette grande place qu'elle remplissait si bien, vous sentirez qu'elle y manque ; songez que cette gloire que vous admiriez faisait son péril en cette vie, et que dans l'autre elle est devenue le sujet d'une examen rigoureux où rien n'a été capable de la rassurer que cette sincère résignation qu'elle a eue aux ordres de Dieu, et les saintes humiliations de la pénitence. »

 On peut souligner un autre passage qui insiste sur l’utilité de l’Histoire pour les princes, sujet déjà abordé dans son Discours sur l’histoire universelle[11] : « C’était le dessein d’avancer dans cette étude de sagesse, qui la tenait si attachée à la lecture de l’histoire, qu’on appelle avec raison la sage conseillère des princes. C’est là que les plus grands rois n’ont plus de rang que par leurs vertus, et que, dégradés à jamais par les mains de la mort, ils viennent subir sans cour et sans suite le jugement de tous les peuples et de tous les siècles. C’est là qu’on découvre que le lustre qui vient de la flatterie est superficiel, et que les fausses couleurs, quelque industrieusement qu’on les applique, ne tiennent pas. Là notre admirable princesse étudiait les devoirs de ceux dont la vie compose l’histoire. »

 


[1] Le discours s’adressait au prince de Condé, cousin du roi, premier prince du sang.

[2] Fille de Charles Ier d’Angleterre et d’Henriette-Marie de France.

[3] Bossuet, l’année précédente, avait fait l’oraison funèbre d’Henriette de France.

[4] Allusion au rôle politique éminent qu’elle joua entre le roi d’Angleterre et le roi de France.  

[5] Citation du texte biblique de l’Ecclésiaste.

[6] Résidence ordinaire de la famille d’Orléans, avec le Palais-Royal.

[7] Citation du prophète Ézéchiel, prédisant la ruine de Jérusalem.

[8] Citation de l’oraison funèbre de son frère Satyrus.

[9] Images tirées d’un Psaume biblique.

[10] Fait valoir.

[11] Importance de l’étude de l’histoire dans l’éducation du Dauphin, fils de Louis XIV (mort en 1711 avant son père), dont Bossuet était chargé.

Pistes de réflexion

   Oraison funèbre et sermon

* Montrez que l’évocation d’une vie, d’une mort, de la morte, a pour but essentiel d’édifier les fidèles et de leur rappeler les grands dogmes chrétiens.

   La sensibilité baroque 

* Que nous apprend ce texte sur la sensibilité des gens du temps, y compris de la Cour ?

* Quels thèmes, quels passages relèvent dans ces lignes de la mentalité et de l‘esthétique baroques ?

   Un grand prosateur

* Étudiez le style de Bossuet : procédés rhétoriques, rythmes sonorités, chutes de phrases. À quoi servent cette abondance verbale et ce lyrisme[1] pathétique[2] ?   

 


[1] Genre.

[2] Registre.

Analyse de deux premiers paragraphes

* Considérez, Messieurs… » : double sens du verbe, le sens propre d’observer et le sens étymologique qui renvoie à la racine du mot (sidus, sideris, l’astre) et suggère une sidération proche de la stupeur. La mort et son spectacle étonnent – au sens fort - toujours.

* Bossuet est anéanti et fait partager ce sentiment à ses auditeurs par l’exclamation « Ô nuit désastreuse ! ô nuit effroyable… nouvelle. »

* « étonnante » : étymologie du verbe réactivée par « tonnerre » et allitérations en |t| et |k|  

* scandale de la mort dans la parataxe, la virgule : « Madame se meurt, Madame est morte. » Nulle conjonction ou connecteur logique. Ponctuation exclamative. (analyse rendue difficile car l’oraison est un genre oral et toutes les éditions ne donnent pas la même ponctuation.)

* « est morte » : passé composé du verbe mourir ou expression d’un état définitif rendu par le verbe d’état et son attribut. Ni historien, ni mémorialiste, Bossuet transforme en véritable coup de théâtre – et de tonnerre – une agonie qui a duré plusieurs jours, selon Mme de La Fayette qui accompagnait la princesse dans ses derniers instants.

* Certes, dans le premier paragraphe il a montré aux chrétiens qui l’écoutent que « Dieu la sauve par le même coup qui nous instruit » mais il se fait l’interprète de leur révolte : « Quoi donc, elle devait périr si tôt ! »

* Et il amorce en même temps un mouvement de consolation par le moyen de nos souvenirs littéraires qui nous détournent de notre douleur intime : il introduit des citations des Écritures. La citation nous introduit dans un espace poétique, loin de la cour et de la basilique.

* Il renouvelle alors le récit de la mort : « Madame cependant… la vîmes séchée », faisant allusion, au-delà des Saintes-Écritures, à la Consolation à M. du Périer de Malherbe, et au « Mignonne… » de Ronsard.

* L’image de la fleur atténue la violence de l’événement, nous ramène à l’univers naturel où le temps fonctionne sur le mode cyclique des jours (matin / soir) et des saisons, évoquant une résurrection possible.   

* Le passé composé « a passé » (avec avoir) privilégie l’action le passage, au contraire de l’auxiliaire être. Mort transitoire donc.

* Le mot « grâces » n’est pas innocent : il s’agit de passer du temporel au spirituel, de la qualité humaine à la prédestination divine. 

Propositon du CNED

   Le CNED propose cet extrait suivant, dans le cadre de l'étude de la critique sociale au XVIIe siècle qui illustre l'objet d'étude Démontrer, convaincre, persuader :

   « Et certainement, messieurs, si quelque chose pouvait élever les hommes au-dessus de leur infirmité naturelle si l’origine qui nous est commune souffrait quelque distinction solide et durable entre ceux que Dieu a formés de la même terre, qu’y aurait-il dans l’univers de plus distingué que la princesse dont je parle ? Tout ce que peuvent faire non seulement la naissance et la fortune, mais encore les grandes qualités de l’esprit, pour l’élévation d’une princesse, se trouve rassemblé et puis anéanti dans la nôtre. De quelque côté que je suive les traces de sa glorieuse origine, je ne découvre que des rois, et partout je suis ébloui de l’éclat des plus augustes couronnes. (…) Mais cette princesse, née sur le trône, avait l’esprit et le cœur plus hauts que sa naissance. Les malheurs de sa maison n’ont pu l’accabler dans sa première jeunesse ; et dès lors on voyait en elle une grandeur qui ne devait rien à la fortune. Nous disions avec joie que le ciel l’avait arrachée comme par miracle des mains des ennemis du roi son père, pour la donner à la France : don précieux, inestimable présent, si seulement la possession en avait été plus durable ! Mais pourquoi ce souvenir vient-il m’interrompre ? Hélas ! nous ne pouvons un moment arrêter les yeux sur la gloire de la princesse sans que la mort s’y mêle aussitôt pour tout offusquer de son ombre. (…) Elle croissait au milieu des bénédictions de tous les peuples et les années ne cessaient de lui apporter de nouvelles grâces ».

   La question concerne le genre et le registre de l'extrait. Voici la correction proposée :

   « Le discours de Bossuet ressort du genre épidictique : c’est une oraison funèbre, prononcée à l’occasion de la mort d’Henriette d’Angleterre, devant un public important réuni pour rendre un dernier hommage à la défunte. Il s’agit donc d’un discours d’apparat, qui fait la louange d’Henriette (on trouve nombre de qualificatifs et expressions laudatifs : « qu’y aurait-il dans l’univers de plus distingué », « sa glorieuse origine », « Mais cette princesse, née sur le trône, avait l’esprit et le cœur plus hauts que sa naissance », « on voyait en elle une grandeur », « don précieux, inestimable présent », « les années ne cessaient de lui apporter de nouvelles grâces »…). Il est manifeste que la rhétorique a été employée pour persuader l’auditoire de la grandeur du personnage : ainsi, on trouve des questions rhétoriques (« qu’y aurait-il dans l’univers de plus distingué que la princesse dont je parle ? », « Mais pourquoi ce souvenir vient-il m’interrompre ? »), des exclamations (« si seulement la possession en avait été plus durable ! », « Hélas ! »), des images frappantes (« le ciel l’avait arrachée comme par miracle des mains des ennemis du roi son père, pour la donner à la France », « nous ne pouvons un moment arrêter les yeux sur la gloire de la princesse sans que la mort s’y mêle aussitôt pour tout offusquer de son ombre », « Elle croissait au milieu des bénédictions »). »

_ _ _ Fin de citation. 

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