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Education

   Les femmes qui voulurent s'instruire furent traitées de « précieuses » ou de « savantes ». Cependant, de nombreux témoignages nous montrent que le problème de l'éducation des femmes commençait à entrer dans les consciences. En cela, le 17e siècle fit une belle avancée qui se confirma au siècle des Lumières, se développa au siècle suivant et éclata aux yeux de tous au 20e siècle.

   La Bruyère écrivait certes dans la Préface des Caractères : « On ne doit parler, on ne doit écrire que pour l'instruction. » Mais pensait-il à celle des femmes ? ...

   Mentionnons ici deux pionnières peu connues en France. Anne-Marie de Schurmann (très versée en latin, grec et langues orientales) qui rédigea un ouvrage paru en France en 1646, S'il est nécessaire ou non que les femmes soient savantes, et l'Anglaise Mary Astell (sciences, mathématiques et philosophie) qui réclama pour les femmes le droit de s'instruire en publiant son Essai de défense du sexe féminin.

   A la fin du règne de Louis XIV, 30 % des Français sont capables de signer, mais seulement 15 % des Françaises. Au nord de la ligne Saint-Malo/Genève, le taux d'alphabétisation moyen dépasse 20 %, alors qu'il est souvent inférieur à 10 % au sud.

   Noublions pas Montaigne qui savait que l'intelligence s'épanouit dans les relations intellectuelles. Dans un chapitre intitulé "De l'art de converser", il écrit : "Le plus fructueux et naturel exercice de notre esprit, c'est à mon gré la conversation." Selon lui, la discussion permet certes de justifier son point de vue, mais aussi de clarifier ses idées, l'autre étant comme un miroir. La contradiction est toujours positive car l'esprit en sort fortifié. 

   Le 18e siècle saura s'en souvenir... 

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