« Connaître sert beaucoup pour inventer. » (Mme de Staël)

Opinions sur le statut féminin

Opinions divergentes sur le statut des femmes

Etre veuve sous l'Ancien Régime   Jacques Du Bosc publie L’Honnête femme (1632-1636), Grenaille l’Honnête fille (1639-1640) et L’Honnête veuve (1640).

   Mais que signifie honnête pour une femme ? Rien à voir avec la notion d’honnête homme ! L'honnêteté féminine est inséparable de la dévotion, de la piété et de la sainteté. La femme a un rôle passif et elle doit obéir à des normes de comportement beaucoup plus strictes que celles imposées à l’honnête homme : il s’agit de veiller avant tout sur sa réputation et de refuser toute galanterie.

   Quant à leur éducation... 

   En 1637, Descartes écrit son Discours de la méthode en français et non en latin, langue de l’élite cultivée, pour être lu aussi par les femmes et il renonce de traiter à fond le problème de l’existence de Dieu...

   En 1673, Poullain de la Barre reconnaît aux femmes les mêmes capacités intellectuelles qu’aux hommes dans son ouvrage De l’égalité des deux sexes, discours physique et moral où l’on voit l’importance de se défaire des préjugés.

   L’abbé de Bellegarde écrit à la fin du siècle : « Ce n’est qu’en fréquentant les dames que nous acquérons cet air du monde, et cette politesse que nul conseil, ni aucune lecture ne peuvent donner. »

   Ils ne sont pas les seuls à s'interroger !  

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