« Connaître sert beaucoup pour inventer. » (Mme de Staël)

Princesse de Clèves : aveu

Enquête sur l'aveu de la princesse de Clèves dans le Mercure galant

Le Mercure galant   En 1678, Donneau de Visé, le fondateur et le directeur du Mercure galant, premier journal littéraire, ouvrit une enquête auprès de ses lecteurs sur l'aveu de Mme de Clèves à son époux. L'enquête eut un succès considérable et les résultats plutôt défavorables à ce qu'avait imaginé Mme de La Fayette.

   Les « honnêtes gens » partagèrent l'avis de Bussy-Rabutin : « L'aveu de Mme de Clèves à son mari est extravagant, et ne se peut dire que dans une histoire véritable ; mais quand on en fait une à plaisir, il est ridicule de donner à son héroïne un sentiment si extraordinaire. »

   A quoi Fontenelle répondit dans les colonnes du Mercure : « Qu'on raisonne tant qu'on voudra là-dessus, je trouve le trait admirable et très bien préparé [...]. Je ne vois rien à cela que de beau et d'héroïque. »

   Plus tard, Stendhal écrira dans De l'Amour (chap. XXIX) : « La princesse de Clèves devait ne rien dire à son mari et se donner à M. de Nemours. »

   Le problème était digne de la casuistique amoureuse des salons du 17e siècle, d'où son succès.

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