Théâtre

Le théâtre ou LE genre littéraire du 17e siècle

   On peut à cet égard citer Aristote : « La tragédie est un histoire qui commence bien et qui finit mal. La comédie, une histoire qui commence mal et qui finit bien. » Aristote a défini dans sa Poétique la tragédie en tant que genre théâtral : elle consiste à utiliser les larmes afin de purifier l’âme humaine de ses passions (catharsis), contrairement à la comédie qui utilise le rire pour parvenir au même résultat.

   De nos jours, on a dépassé cette vision, notamment avec le théâtre de l’absurde. Mais au 17e siècle, où la littérature et l’homme sont en devenir, tout a du sens...

Source de la citation : Bertrand Vergely, Petite Philosopihe pour jours tristes, Milan, 2003.

Généralités à propos de la tragédie

   À la fin du 16e siècle, la tragédie, empruntée à l’Antiquité par les poètes de la Pléiade, remplace les mystères et les « moralités » du Moyen Age. Mais la tragédie régulière reste un divertissement de lettrés et la tragédie jouée en province tend à reprendre la forme et le ton des genres médiévaux : sujets romanesques, suppression des chœurs antiques, introduction d’épisodes comiques.

   C’est par étapes que la tragédie prend sa forme définitive au détriment des genres concurrents, tragi-comédie et pastorale. 

Le théâtre du Marais aujourd'hui   Apparaît alors la règle des unités, déduites d’Aristote, adoptées par la troupe du Marais : clarté, précision, concentration, vraisemblance. La durée de l’action est réduite à celle de la représentation.

   Avec Corneille, apparaît une action psychologique : les événements ne sont que des prétextes à l’analyse des sentiments ; ce sont les caractères qui sont à l’origine des événements (sauf ceux de la situation initiale). Les aventures passent à l’arrière-plan.

   Avec Racine, l’intrigue est simplifiée encore, le nombre de personnages est retreint et l’action est proche de son dénouement. Il s’agit de représenter les passions humaines.

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