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Auteurs secondaires

   On en connaît si peu de ces auteurs dits secondaires... Voici donc un article à la mémoire de ceux qui eurent tant de succès en leur temps... Certaines de leurs oeuvres figurent dans ces pages.

Prédécesseurs et contemporains de Corneille

1/ Parmi les prédécesseurs immédiats de Corneille, citons :

  • Alexandre Hardy (vers 1570-1632), qui composa plus de 700 pièces : tragédies (Didon, La Mort d’Alexandre), tragi-comédies (Elmire, Frégonde), pastorales (Alcée, Le Triomphe d’amour)
  • Jean Mairet (1604-1686) dont La Sylvie (1626) est une pastorale analogue aux Bergeries de Racan ou à L’Amarante de Gombauld, et dont la Sophonisbe (1634) est la première tragédie régulière.
  • Théophile de Viau (1590-1626), l’auteur de la tragi-comédie Pyrame et Thisbé.

 

2/ Parmi ses contemporains :

  • Georges de Scudéry[1] (1601-1667), l’auteur de L’Amour tyrannique (1639) et d’Arminius.
  • Rotrou (1609-1650), dont les deux tragédies les plus connues sont Saint-Genest (1646) inspirée de Polyeucte, et Venceslas (1647).
  • Du Ryer (1605-1658), avec ses tragédies de Saül (1642) et Esther (1644).
  • Tristan l’Hermite (1601-1655), dont la tragédie de Mariamne (1636) eut un très grand succès.
  • Cyrano de Bergerac (1620-1655) avec sa tragédie La Mort d’Agrippine (1653).

 

Contemporains et successeurs de Racine

1/ Parmi les contemporains, il faut citer :

  • Thomas Corneille (1625-1709), qui avec sa tragi-comédie Timocrate (1656) représentée 86 fois eut plus de succès que n’en eurent les pièces de son frère, dont il s’est d’ailleurs inspiré dans Laodice (1668, imitation de Rodogune) et dans La Mort d’Hannibal (1669, imitation de Nicomède). 
  • Quinault (1635-1688), moins connu pour ses tragédies (La Mort de Cyrus, 1656 ; Astrate, 1664) que pour ses opéras dont Lulli composa la musique (Alceste, 1674 ; Alys, 1676 ; Proserpine, 1680 ; Amadis, 1684 ; Roland, 1685 ; Armide, 1686).

 

2/ et parmi ses ennemis :

  • Pradon (1632-1698), dont la pièce Phèdre et Hippolyte fut la rivale de Phèdre en 1677, et dont le Régulus (1688) eut plus tard un grand succès.
  • Michel Leclerc (1622-1691), l’auteur d’une Iphigénie (1675) à laquelle collabora son ami Coras (1630-1677).
  • L’abbé Claude Boyer (1618-1698) qui composa surtout des pièces religieuses, dont l’une Jephté (1692) pour Saint-Cyr. 

 

3 / Parmi ses successeurs immédiats : 

  • Campistron (1653-1723) avec Arminius (1684), Andronic (1685) et sa meilleure pièce Tiridate (1690).
  • La Grange-Chancel (1677-1758), dont Racine corrigea la première tragédie Adherbal (1694) et dont la pièce la moins mauvaise est Amasis (1701).
  • Longepierre (1659-1721), qui traita en 1694 le sujet de Médée.  
  • La Fosse (1653-1708), l’auteur de Manlius Capitolinus (1698).

 

Prédécesseurs, contemporains et successeurs de Molière

1/ Parmi les prédécesseurs, citons :

  • Tabarin ( ?-1626) avec ses farces.
  • Pierre Corneille, qui débuta au théâtre par des comédies et publia en 1643 Le Menteur, en 1644 La Suite du Menteur. 
  • Saint-Évremond[2] (1616-1703), avec sa comédie ds Académistes (643), dont la scène 2 de l’acte I, la dispute entre Godeau et Colletet, a servi de modèle  Molière pour sa dispute entre Vadius et Trissotin.
  • Desmarets de Saint-Sorlin (1595-1676) qui donna en 1637 Les Visionnaires, dont Molière s’est servi pour peindre dans Les Femmes savantes son personnage de Bélise.
  • Rotrou, qui outre ses tragédies, écrivit 13 comédies, dont plusieurs sont imitées de Plaute (Les Ménechmes, 1631), Les Deux Sosies (1636), Les Captifs (1638) et dont la meilleure est La Sœur (1645).
  • Scarron (1610-1660) qui composa plusieurs comédies, dont les deux principales sont Jodelet ou Le Maître valet (1645) et Don Japhé d’Arménie (1653).
  • Thomas Corneille, qui comme son frère s’est aussi exercé dans la comédie avec Don Bertrand de Cigaral (1653), Le Geôlier de soi-même (1655).
  • L’abbé de Boisrobert (1592-1662), dont la comédie la plus connue est La Belle Plaideuse (1654), qui a pu fournir à Racine l’idée des Plaideurs.
  • Cyrano de Bergerac, dont la comédie Le Pédant joué (1654) a fourni à Molière, dans Les Fourberies de Scapin, la scène de la galère.

 

2/ Parmi ses contemporains et successeurs immédiats

  • Quinault, qui outre ses tragédies et ses opéras fit des comédies, notamment La Mère coquette (1664).
  • Racine avec Les Plaideurs (1668).
  • La Fontaine, qui écrivit des comédies en collaboration avec le mari de La Champmeslé : Ragotin ou Le roman comique (1684), Le Florentin (1685), La coupe enchantée (1688) et Le veau perdu ou Les amours de campagne (1689).
  • Boursault (1638-1701), connu surtout par trois comédies : La Comédie sans titre ou Le Mercure galant (1683), Ésope à la ville (1690), Ésope à la cour (1701).
  • Baron (1653-1729), qui fit partie de la troupe de Molière, et dont la meilleure comédie est L’Homme à bonnes fortunes (1686).
  • Antoine Montfleury[3] (1640-1685) qui imita Molière dans plusieurs pièces : L’Impromptu de l’Hôtel de Condé (1663), L’École des jaloux (1664), L’École des filles (1666), Le Gentilhomme de Beauce (1670).
  • Brueys (1640-1723) et Palaprat (1650-1721) qui écrivirent en collaboration des comédies de caractères : Le Grondeur (1691), L’Important (1693), Le Bourru (1706), L’Opiniâtre (1722).
  • Citons encore Dufresny, Regnard, Dancourt et Hauteroche.

 


[1] Il écrivit avec sa sœur Madeleine (1607-1701) qui laissa son frère signer seul leur œuvre commune.

[2] Exilé, il se réfugia en Angleterre. Il eut l’honneur d’être enterré das l’abbaye de Westminster. Il fut à l’étranger le représentant accrédité de la critique française.

[3] Fils du comédien Montfleury, de son vrai nom Zacharie Jacob (1611-1667), acteur de talent, célèbre par son embonpoint qui créa les principaux rôles de Corneille, ainsi qu’Oreste das l’Andromaque de Racine. 

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