Le Bourgeois Gentilhomme

Résumé du Bourgeois Gentilhomme (1670)

   M. Jourdain, marchand de drap enrichi, rêve de faire figure dans le monde. Il est bafoué de mille façons par les maîtres qu’il a pris pour le former aux belles manières, et outrageusement exploité par un certain comte ruiné, nommé Dorante. Dorante s’est offert à lui procurer les bonnes grâces d’une marquise, Dorimène, dont M. Jourdain s’est épris. En réalité, le noble arnaqueur travaille pour lui-même avec l’argent du bourgeois. Mme Jourdain, qui ne partage pas la folie de son mari, n’a point de sympathie pour Dorante. Aidée par sa servante Nicole, elle surveille son manège et lui dit vertement son fait ainsi qu’à Dorimène, qu’elle surprend à festoyer dans sa propre maison avec son mari. M. Jourdain a une autre marotte : c’est de marier Lucile, sa fille, avec un marquis pour le moins. Or Lucile est éprise d’un certain Cléonte, qui n’est point gentilhomme. Aussi ne peut-il être question de conclure ce mariage sans recourir à un subterfuge. Le valet de Cléonte, le subtil Covielle, en imagine un : travesti en Turc, il persuade M. Jourdain que le fils du Grand Turc, de passage à Paris, s’est épris de sa fille et veut l’épouser. Le naïf bourgeois, après avoir été élevé à la dignité de mamamouchi, donne avec joie Lucile à son Altesse qui n’est autre que Cléante déguisé.  

   Le Bourgeois Gentilhomme a été écrit sur le désir du roi, qui avait commandé à Molière un intermède bouffon mêlé de quelque turquerie : l’année précédente, une ambassade turque avait fort amusé la cour. Molière mêla à la mascarade la comédie de caractère et la comédie de mœurs : il a tracé le premier le type du parvenu et du chevalier d’industrie qui vont remplir les pièces du 18e siècle.

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