Résumé et analyse de Phèdre

   Les scènes principales sont indiquées entre parenthèses et en gras.

Acte I – Les deux aveux d’amour

   Hippolyte[1] apprend à Théramène[2] qu’il va partir à la recherche de Thésée[3] disparu ; du même coup, il s’éloignera d’Aricie[4], qu’il avoue aimer malgré l’interdiction du roi (scène 1). Œnone[5] vient annoncer l’approche de Phèdre et demande qu’on les laisse seules. Phèdre apparaît, mourante, et, cédant aux supplications de sa nourrice, finit par avouer la cause de son mal : elle aime Hippolyte, elle ne veut plus vivre (scène 3). Mais on apporte la nouvelle de la mort de Thésée, et Œnone obtient que sa maîtresse renonce à mourir.

Acte II – Les deux déclarations d’amour

   Ismène[6] annonce à Aricie une visite d’Hippolyte et dit avoir deviné l’amour du jeune prince pour sa maîtresse. Aricie, heureuse, reconnaît qu’elle l’aime aussi ; Hippolyte vient alors lui offrir de succéder à Thésée en régnant sur l’Attique, mais il verse bientôt vers une déclaration d’amour (scène 2). Théramène rompt l’entretien : la reine veut parler au prince. Elle commence par lui recommander son fils, mais, entraînée malgré elle par sa passion, elle en arrive, elle aussi, à déclarer son amour. Devant le saisissement et la honte du jeune homme, Phèdre lui prend son épée pour se suicider. Œnone l’en empêche et l’emmène, tenant encore l’arme (scène 5). Cependant, Théramène vient d’apprendre qu’on parle du retour de Thésée.

Acte III – Le retour du roi

   Phèdre accepte sa passion et les conséquences de son aveu. Rejetant les sages conseils d’Œnone, elle décide de tout mettre en œuvre pour séduire Hippolyte, qu’elle imagine ambitieux, et lui envoie sa nourrice lui proposer le trône (scène 1). Cette dernière revient aussitôt. Thésée est de retour. Phèdre, désespérée, ne songe qu’à mourir. Œnone, pour l’en empêcher, lui conseille de prendre les devants et d’accuser Hippolyte. D’abord indignée, la reine, dans son trouble au moment où elle voit Thésée et son fils, s’en remet à Œnone (scène 3) et se retire après quelques paroles ambiguës à son époux (scène 4). Surpris et inquiet, Thésée finit par menacer son fils et sort pour aller interroger Phèdre (scène 5). Hippolyte reste désemparé.  

Acte IV – La condamnation d’Hippolyte

   Œnone vient d’accuser Hippolyte : l’épée du jeune homme a servi de preuve contre lui. Thésée accable son fils d’imprécations et demande à Neptune de le punir. Hippolyte se défend sans accuser Phèdre et, pour détromper son père, finit par lui avouer qu’il aime Aricie. Mais Thésée n’y voit qu’une feinte et chasse son fils (scène 1). Phèdre vient alors demander au roi la grâce du jeune homme : elle est sur le point de révéler la vérité quand Thésée lui apprend l’amour d‘Hippolyte pour Aricie. Cette nouvelle foudroie la reine (scène 4). Thésée sorti, elle s’abandonne à sa jalousie, seule d’abord (scène 5), puis en présence d’Œnone. Mais l’énormité de sa faute l’accable et, bouleversée de remords, elle chasse sa nourrice en la maudissant (scène 6).

Acte V – Les deux morts

   Hippolyte explique à Aricie pourquoi il n’a pas dit la vérité à son père et, sûr qu’à son exemple elle ne parlera pas, il obtient qu’elle l’accompagne dan son exil et l’épouse (scène 1). Le prince sorti, Aricie, sans éclairer Thésée, l’inquiète par des allusions indignées et part rejoindre son amant (scène 3). Le trouble du roi grandit. Il apprend successivement que la reine est au plus mal, qu’Œnone s’est jetée dans la mer et, au moment où il supplie Neptune de ne pas l’exaucer, Théramène vient lui apprendre la mort du jeune homme et le désespoir d’Aricie (scène 6). Aux yeux du roi accablé apparaît alors Phèdre. Elle veut parler, elle avoue sa faute et meurt sur scène d’un poison qu’elle a pris (scène 7).

 


[1] Fils de Thésée et d’Antiope, reine des Amazones.

[2] Gouverneur et précepteur d’Hippolyte.

[3] Fils d’Égée et roi d’Athènes.

[4] Princesse de sang royal d’Athènes.

[5] Nourrice et confidente de Phèdre.

[6] Confidente d’Aricie.

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