« Connaître sert beaucoup pour inventer. » (Mme de Staël)

Angélique Paulet

Angélique Paulet, la lionne rousse

Angelique Paulet   Angélique Paulet est la fille d‘un magistrat du Languedoc, inventeur de la « paulette », un impôt qui rend les charges publiques héréditaires. Rousse – couleur peu prisée à l’époque -, surnommée « la lionne », elle plaît toutefois par son visage rond, sa chair abondante et sa voix qu’elle accompagne du luth. Elle danse à merveille, dit-on. Elle est fêtée à l’Hôtel de Rambouillet et figure sous le nom de Parthénie dans le Dictionnaire des précieuses. Nombre de vers et chansons sont composés pour elle.    

   Elle a toutefois mauvaise réputation. Tallemant, dans ses Historiettes, raconte qu’Henri IV est assassiné alors qu’il se rend chez elle avec l’un de ses fils illégitimes, le duc de Vendôme. Elle collectionne scandales et amants jusqu’à la trentaine où elle s’adonne à la dévotion. Mme de Rambouillet « pour la remettre en bonne réputation, […] la reçut pour son amie, et la grande vertu de cette dame purifia, s’il faut ainsi dire, Mademoiselle Paulet qui depuis fut chérie et estimée de tout le monde. »

   Mlle de Scudéry, dans son Grand Cyrus, la représente sous le nom d’Artamène. « L’ardeur avec laquelle elle aimait, son courage, sa fierté, ses yeux vifs et ses cheveux trop dorés, lui firent donner le surnom de Lyonne », poursuit Tallemant.

Remarque : ce n'est pas certes pas une intellectuelle dans l'acception classique du terme mais elle joua un rôle important dans le salon précieux de Mme de Rambouillet.

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