Langage des éventails

Comme les mouches, les fleurs ou les fruits, les éventails ont leur langage

Eventail   Les Précieuses s'éventaient pour mieux se cacher. Cet accessoire fut introduit en France par Marie de Médicis et devint très vite indispensable aux coquettes. Les éventails avaient leur langage que voici :

* Bâiller derrière son éventail : va-t’en, tu m’ennuies.

* Lever l’éventail vers l’épaule droite : je te hais.

* Abaisser l’éventail vers le sol : je te méprise.

* Effleurer son œil droit de son éventail fermé : quand te verrais-je ?

* Faire signe vers soi de l’éventail fermé : j’ai tout le temps envie d’être avec toi.

* Menacer de l’éventail fermé : ne sois pas trop audacieux.

* Soulever l’éventail de la main droite : m’es-tu fidèle ?

* Cacher ses yeux derrière son éventail : je t’aime.

* Proposer un éventail : tu me plais beaucoup.

* Dissimuler son oreille gauche sous son éventail fermé : ne dévoile pas notre secret.

* Porter l’éventail à son cœur ; je t’appartiens pour la vie.

* Refermer très lentement son éventail : j’accepte tout.

   Il existait aussi un langage des fruits. Offrir un grain de raisin signifiait « Je suis extrêmement amoureux de vous » et saisir une prune « Je suis émue ».

Sources : L'Amour à Versailles, Alain Baraton, Grasset, 2009

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Commentaires (1)

Pierre-Henri Biger
  • 1. Pierre-Henri Biger (site web) | 29/08/2018
Bonjour
Découvrant aujourd'hui votre page, je me dois de vous assure, même si c'est tardivement, que quoique puisse en dire M. Baraton, un tel langage n'a jamais existé sauf peut-être ne manière de jeu entre jeunes femmes au XIXe siècle, et surtout pas au temps des précieuses, qui n'étaient pas ridicules à ce point !
Cordialement
Pierre-Henri Biger

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