« Connaître sert beaucoup pour inventer. » (Mme de Staël)

Sade et l'éducation des filles

Initiation des jeunes filles avec le marquis de Sade

Signature de Sade   Sade fait l’apologie de la cruauté, valeur suprême à ses yeux. Et la sexualité est l’expression supérieure du mal.

   L’éducation doit donc former l’individu à pratiquer la cruauté la plus raffinée, inséparable chez lui de la sexualité.

   Dans ses ouvrages, il s’agit d’initier des jeunes filles nobles par des libertins à toutes les ressources sexuelles.

   Si la jeune fille refuse cette dépravation, elle en devient la victime et ne récolte que pauvreté et douleur, comme dans Justine ou les Malheurs de la vertu. Si elle l’accepte, elle entre dans la caste des plus forts, jouissant de la richesse et des plaisirs, comme dans Histoire de Juliette (1797).   

   Sade est très moderne : découverte systématique de l’imaginaire sexuel, catalogue de pathologies où se joignent sensualité et tortures physiques. En ce sens, Sade est bien un précurseur de la psychiatrie et de la psychanalyse dans la mesure où il dévoile des perversions, simples formes de la folie ordinaire... Notre inconscient en est plein.

   Citons également : Julie ou Les Infortunes de la vertu (1791), Aline et Valcour (1795), La Philosophie dans le boudoir (1795), La Nouvelle Justine (1795), Les Cent Vingt Journées de Sodome (posthume, 1904) et Les crimes de l’amour (nouvelles, 1800).

   Il passe plus 28 ans de sa vie en prison où il rédige tranquillement ses ouvrages.  

Sources : Littérature de A à Z, op. cit.

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