« Connaître sert beaucoup pour inventer. » (Mme de Staël)

Biondetta, héroïne du Diable amoureux (Cazotte)

Le Diable amoureux (Cazotte)   « Cazotte résiste à l’idéologie des Lumières et investit le fantastique, comme en témoigne la nouvelle du Diable amoureux, parue en 1772. L’œuvre enchante les romantiques comme Nerval qui parle de « surnaturalisme », Hoffmann, Nodier, Gautier et Baudelaire. Il inaugure ainsi le genre du conte fantastique : Mérimée (La Vénus d’Ille), Poe, Maupassant (Le Horla), Kafka, Lovecraft, Buzzati et Borges.

   Alvare, jeune seigneur espagnol, raconte son aventure sous forme de confession. Officier du roi à Naples, il se fait initier aux pratiques magiques et invoque Belzébuth dans les ruines d’Herculanum.

   Biondetta, c’est le diable, d’abord apparu sous la forme d’une tête de chameau, qui se transforme aussitôt en épagneul et enfin en une ravissante adolescente déguisée en page. Elle se met à son service et fait tout pour le séduire. Alvare résiste longuement devant ses charmes inquiétants puis devient son amant. Une fois qu’il a succombé, Biondetta dévoile son identité, reprend sa forme monstrueuse et disparaît.

   De retour chez lui, le narrateur apprend qu’il a vécu un an avec le diable mais, à son réveil, il ne sait trop quel crédit accorder à ses aventures. C’est le propre du fantastique : entretenir le doute chez le lecteur. Rêve ou réalité ?

   Remarque : Cazotte a remanié trois fois cette nouvelle après la première publication. Ses lecteurs étaient en effet déçus par la première édition (Alvare devient un affidé du diable-Biondetta) et par la seconde (il résiste et la chasse). »

(Fin de citation, sources inconnues).

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