Les 1001 Nuits (traduction à succès de Galland)

Les Mille et une Nuits (traduction de Galland)    « L’orientaliste Galland commence en 1704 la traduction des Mille et Une Nuits, nées en Inde, transformées par la Perse et recueillies par l’empire arabe. Il l’achève en 1712.

   Cet événement littéraire exalte le grand public :  on se passionne pour les récits nocturnes et les ressources infinies de l’imagination de la belle Schéhérazade, nourrie de tous les songes de l’Arabie, de la Syrie et du Levant, pour les mœurs et coutumes des Orientaux, les cérémonies de leur religion, leur vie éclatante et bigarrée ; ainsi, on peut retenir et captiver les hommes, non par des raisonnements savants mais par le prestige des fables, l’éclat des couleurs et le pittoresque ? Sultanes, vizirs, derviches, médecins grecs, esclaves noirs remplacent la fée Carabosse et la fée Aurore dans l’imaginaire collectif. Les architectures légères et capricieuses, les jets d’eau, les bassins gardés par des lions d’or massif, les vastes salles tapissées de soieries ou d’étoffes de La Mecque supplantent les palais où la Bête attend que la Belle d’éveille à l’amour...     

   Cette traduction stimule aussi l’imagination des écrivains qui, des Lettres persanes à Candide en passant par Le Sopha, utilisent le merveilleux et une fantasmagorie absurde pour exprimer la satire ou les confidences érotiques.

   Emblème du despotisme dans L’Esprit des lois ou du fanatisme dans Mahomet, l’Orient est également « philosophique » : la tolérance est célébrée dans Zadig et l’ascension sociale d’Ali Baba ou de Sindbad, fondée sur le mérite personnel, annonce Les Lettres philosophiques.

   Livre empli de volupté charnelle, Les Mille et Une Nuits s’accordent à l’explosion des désirs sous la Régence et inspirent la sensualité libertine du 18e siècle, symbolisée par Schéhérazade, femme intuitive, courageuse, confiante en ses charmes et en sa parole.   

    L’Orient devient à la mode, ceci dans tous les domaines.

Résumé

   Un prologue et un épilogue encadrent une centaine de contes que Schéhérazade narre durant mille et une nuits (un grand nombre en arabe). Désespéré par la trahison de la reine, le sultan Schahriar décide d’exécuter la coupable et d’épouser chaque soir une nouvelle femme qu’il fait décapiter le lendemain. Cette pratique barbare dure jusqu’au jour où Schéhérazade, la fille du vizir, se propose comme épouse pour y mettre fin. Schéhérazade et sa sœur Dinarzade, chargée de lui demander un dernier conte avant sa mort, sont introduites auprès du sultan. Schéhérazade entame un récit, interrompu par le jour au moment le plus palpitant et dont le sultan réclame la suite pour la nuit suivante. Au bout de mille et une nuits, le sultan la gracie.»     

(Fin de citation, sources inconnues).

* * *

Ajouter un commentaire