Nouveaux équipages

   Mme de Genlis écrit dans ses Mémoires :   

   Vinaigrette dite aussi brouette vers 1770« Nos voitures ne furent pas même à l’abri de cet esprit d’innovation. Avant la Révolution, il n’y avait point de cabriolets de place, et c’était bien ; car cet établissement a causé une multitude d’accidents. On a supprimé les chaises à porteurs et les brouettes (1), voitures très regrettables pour la classe qui n’était pas en état de payer des fiacres. Il est étonnant qu’on n’ait pas imaginé des litières publiques, menées par des mulets, pour le service des malades, des convalescents et des femmes grosses, auxquelles les voitures ordinaires sont défendues. Ces litières seraient employées à Paris, dans les environs et pour les voyages.

   La forme des voitures était beaucoup plus agréable jadis que celle des voitures rondes comme des boules qui étaient du plus mauvais goût. La forme des berlines et des calèches anciennes et celle des vis-à-vis (2), était d’un fort bon dessin dans leur genre et d’une grande élégance. »

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Notes

(1) Sorte de chaise à porteurs montée sur deux roues.

(2) Carrosse ou cabriolet à caisse étroite, comportant deux places en vis-à-vis.

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