Mmes Geoffrin et du Deffand

Mme Geoffrin âgée   Mme du Deffand ne mâche pas ses mots. Elle déteste Mme Geoffrin tout autant que Mme du Châtelet.  

   « J’ai oublié, dans ma dernière lettre, de vous mander que madame Geoffrin était tombée, pour la troisième fois, en apoplexie. Cette dernière fois-ci elle est restée paralytique d’un côté ; elle a presque perdu la connaissance : on croit pourtant qu’elle ne mourra point de cette attaque. Vous voyez que la mort en veut ici aux personnes de mérite singulier, d’abord mademoiselle de Lespinasse, ensuite M. le prince de Conti, et puis madame Geoffrin, qu’on peut regarder comme morte. Ces trois personnes étaient fort célèbres chacune dans leur genre. On regrettera moins M. le prince de Conti, parce qu’il n’avait plus de maison : les désœuvrés se rassemblaient chez les deux autres jusqu’à temps qu’il survienne quelques personnes assez ridicules pour être dignes de leur succéder, il faudra s’en passer (1)… » (A Horace Walpole, le 7 septembre 1776).   

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Notes

(1) Humour noir… Jalousie ? Cf. la rupture de ses relations avec Julie de Lespinasse.

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