Luxe provincial

Luxe et élégance en province (Montpellier)

Eventail du 18e siècle   Au 18e siècle, en province, le goût du luxe s’empare des têtes féminines.

   Dans son ouvrage Histoire des choses banales, Daniel Roche cite notamment les Archives de la ville de Montpellier, ville longtemps réputée pour la beauté et l'élégance de ses habitantes :

   « La parure est généralement d’usage en cette ville. Les femmes et filles du premier état et du second état la portent sur un pied excessif. Les plus belles étoffes de soie, fabriquées dans le meilleur goût, sont employées à leur habillement. La mode ou le goût veulent qu’elles en aient plusieurs pour les saisons de l’hiver, du printemps et de l’été, afin de faire une gradation de chacune de ces saisons. Il faut de plus des déshabillés égalent, des mantilles de toute espèce et de toute couleur. Ceci est assorti par du beau linge, des dentelles. L’usage général pour la chaussure est en souliers de damas blanc. Les coiffures sont présentement petites, depuis qu’elles se font friser les cheveux, qu’elles retroussent par derrière jusque sur le sommet de la tête, cette manière de se coiffer est fort avantageuse : elle donne surtout un air de jeunesse qui ajoute à la beauté et à la douceur du visage. Il faut ajouter à ceci les aigrettes, pendants d’oreilles, colliers, bracelets, bagues, boucles à brillants, la montre d’or, le flacon, l’étui aussi d’or, le manchon et l’éventail ; c’est ce qui paraît extérieurement et qui est commun aux femmes dont les maris sont aisés. […] »   

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