Presse féminine

Cabinet des modes   La presse féminine se développe au cours du 18e siècle qui voit se multiplier les gravures de mode, diffusées en recueil ou isolément, ainsi que la presse féminine dont les auteurs et les lecteurs ne sont pas uniquement des femmes. Un journalisme à la fois littéraire, galant et publicitaire se développe. Citons pour mémoire Le Cabinet des Modes ou encore le Journal des Dames (Paris, 1759-1778) ; à Londres, Eliza Haywood parvient à faire vivre durant deux ans le très sérieux Female Spectator (1744-1746).

   Mais cette presse féminine existe dès le 17e siècle avec Le Mercure galant, lancé par Jean Donneau de Visé en 1672, qui dicte la conduite des élégantes. « Tout le monde porte du noir », y lit-on à l'hiver 1679. Il faut jeter aux oubliettes le gris-beige de l'été et le gris souris de l'automne. Quant aux numéros spéciaux pour chaque saison, ils naissent en janvier 1678 avec un « extraordinaire » sur les collections d'automne. 

Naissance de la presse au 17e siècle ici

Publicité pour parapluies pliants   Il ne manque plus que la publicité. C'est chose faite avec Jean Marius, qui invente le parapluie pliable, en toile enduite de cire. En 1715, il colle des affiches dans les rues de Paris pour vanter ses mérites : « Ils ne tiennent pas plus de place qu’une petite écritoire », selon l'affiche de vente. Gros titres, textes, gravures et même caution de l'Académie royale des Sciences, tout y est ! « Il n'embarrasse point la poche, chacun peut sans s'incommoder en avoir un sur soi par précaution contre le mauvais temps. »

Sources : Joan DeJean (Du Style, 2006).

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